LPLPC Awards de Décembre



lplpc_awardsNovembre baissait le rideau sans même qu’on s’en aperçoive. Un mois anodin, presque sans intérêt, simplement baigné par les serinages de Roselyne Bachelot, ânonnant sans discontinuer pour porter la bonne parole aux Français et leur prouver du bienfondé destructeur de la vaccination à outrance, et  par les sorties les plus déplacées et les plus incohérentes de Raymond Domenech, incapable de constater de son banc de touche le niveau navrant et pathétique de son équipe. Bref, pas grand-chose à se mettre sous la dent et sous la plume et puis… et puis Décembre est arrivé.

Et, pour ce dernier mois de l’année, tout le monde était en droit de sortir les guirlandes, de décorer le sapin et pourquoi pas de s’entrainer à lancer quelques cotillons. Il s’agissait, lorsque l’on en avait le cœur et l’envie, de faire une petite pause et de se préparer à accueillir le Père Noël et toute la magie qui l’accompagne. En résumé, Décembre doit pouvoir être synonyme de bonne humeur, de sourire et de féérie.

L’entame du mois semblait d’ailleurs présager une tendance certaine à l’accalmie et laissait augurer de sorties sympathiques pleines de bonne humeur. Les petits prenaient la parole et emplissaient l’air ambiant d’une douce intention.

Et puis, sans prévenir, tout s’est enchainé. Les phrases se sont multipliées, les sorties les plus incroyables succédant aux déclarations les plus osées. Alors que tous aurait pu être splendide et salutaire, les vilénies inattendues prenaient le pas sur les bêtises les plus profondes. Personne ne pensait plus à Noël et à sa magie alors que les plus ingrats faisaient tout pour surclasser la connerie du voisin.

Cela a débuté tout de même assez mollement, avec Cruchila et ses révélations écologiques ou encore l’avis ridicule d’une bimbo en mal de médiatisation. Et puis tout s’est accéléré, avec les virulents défenseurs des vaccins – ou plutôt ceux qui voulaient l’imposer à tous – pour qui les plus affreuses erreurs ou autres conséquences désastreuses de l’injection étaient justifiées ou ne constituaient que de simples et anodins dommages collatéraux. Les vrais experts, tel le docteur Girard, ou même quelques individus conscients, c’est-à-dire ceux réfléchissant ne serait-ce qu’un minimum tentaient bien à raison, de tirer, encore et toujours, le signal d’alarme, mais aucun n’avait réellement la parole dans les grands médias. La connerie et toutes ses drôles de conséquences avaient bel et bien envoûté le mois de Décembre.

Rien n’arrêtait cette marche funèbre : la France sombrait en apprenant que Johnny agonisait,  alors que la Fédération Française de Football, la magnifique, discréditait sans même s’en rendre compte son entraineur en chef, pris en flagrant délit d’ineptie. Des Demoiselles concourant pour devenir Miss Foire du Saucisson faisaient preuve d’un altruisme sans faille, alors que la novlangue gagnait encore du terrain et continuait son oeuvre de destruction. Les écologistes dépensaient des millions en carbone pour se rendre à Copenhague et montraient qu’ils étaient bel et bien des communistes refoulés, et inversement, quand Brice Hortefeux se voyait récompensé pour ses grandes déclarations du mois de septembre. Et puis, sublime au milieu du sublime, le service public ne voulait pas s’exclure de la course au ridicule et prouvait toute l’étendue de son incurie après la chute de deux flocons de neige. Les trains restaient bloqués, les routes étaient impraticables pendant que les glorieux agents du RER protestaient contre des conditions de travail désastreuses et que les grands fonctionnaires obtenaient de magnifiques promotions.

Les moqueries n’y faisaient rien. Pas plus que les coups de gueule ou les constatations dépitées. La connerie resplendissait de mille feux. S’en était déjà trop. Mais ce n’était pas fini.
Car la connerie ultime touchait une famille qui se voyait condamnée pour avoir donné trop d’amour à des enfants.
Que dire ou que faire face à un tel déluge ? La question, en suspens, laissait présager que le pire était bel et bien à venir.
C’était pourtant déjà amplement suffisant pour décerner les LPLPC Awards du mois de Décembre 2009 (pour ceux de Novembre, soit ils ne seront jamais remis, vu qu’il n’y avait rien à récompenser, soit il faudra encore attendre… quelques mois), avec, au final, des concurrents tous très proches les uns des autres et pas loin de remporter la petite statuette si convoitée.

Citons tout d’abord, du côté des Homo Sapiens (dans le sens le plus littéral, à savoir un homme qui a une vraie conscience) :

Amanda Lear, qui, grâce à une simple déclaration choc, remporte le LPLPC Award de la phrase la plus cool, résume parfaitement ce que l’écologie nous réserve :

“Moi-même je suis très écolo : je ne tire plus la chasse.”


À ses côtés, deux personnes de valeur, arrivées ex-aequo pour le LPLPC Award de la phrase la plus crédible, avec l’avertissement salutaire de Thierry Levy concernant la force de la peur et son utilisation par les classes dirigeantes,


“Derrière le discours sur la crise, il y a la peur, et il y a une peur qui tous les jours augmente et qui est utilisée très délibérément, très sciemment par les gouvernements, même dans les démocraties, pour réduire les libertés.”


mais aussi le Docteur Marc Girard, grand défenseur de la liberté individuelle concernant le choix de se faire ou non vacciner, et qui multiplie les cris d’alarme face aux dysfonctionnements de la machine étatique et autres inepties des pro-vaccinalistes :


“Je ne peux garantir à personne qu’il ne mourra pas de la grippe (ou d’être renversé par une voiture) mais j’ai toute ma compétence professionnelle pour démontrer que sur la base des données disponibles (par opposition aux arguments marketing véhiculés sans le moindre élément de preuve par les lobbies et leurs affidés gouvernementaux ou expertaux), le risque inhérent à une vaccination antigrippale est, actuellement, nettement plus élevé que le risque naturel d’une grippe porcine.”


Concernant l’inqualifiable et l’inadmissible, la Justice Française obtient le LPLPC Award de la phrase la plus crade, pour avoir condamné une famille à avoir trop donné d’amour à des enfants

:

« Une fillette et son petit frère ont été brutalement enlevés à leur famille d’accueil. ‘Trop d’amour‘ estime la justice, qui a choisi de les placer en foyer pour préparer leur retour chez leur mère biologique. »


Les Pro-Vaccins, qui obtiennent eux-aussi une récompense, à savoir le Prix Gustave du mois de Décembre, suite à leurs répétitions multiples, partout et tous les jours, pour louer les bienfaits du vaccin, même quand celui-ci cause des séquelles graves :


“Les réactions allergiques, ça arrive avec n’importe quel médicament ou vaccin.
Mais rassurez-vous, vous serez protégé de la grippe A.”


“Ça peut donner de la fièvre, ça c’est sûr, on le sait. Puisque c’est les effets secondaires habituels des vaccins.”


Enfin, au rayon la bêtise n’a plus de limite, l’État français et le service public pour l’ensemble de leur œuvre, remportent le LPLPC Award de la phrase la plus con, avec justement moult déclarations les plus crétines les unes que les autres :


“Froid, neige, accidents de la circulation et grèves se sont conjugués pour paralyser partiellement la capitale et la banlieue, tandis que les responsables se mettaient en quête des causes de cette avalanche de problèmes.”


“Les passagers qui sont restés bloqués hier soir seront évidemment remboursés tout comme ceux n’ayant pas pu voyager.”


Mais voilà, malgré tout cela, les néfastes en avaient encore sous la semelle. Pour finir l’année, les bornes des limites étaient encore repoussées. Noël, sa magie et tout ce qui justement peut permettre de s’enthousiasmer un peu, étaient piétinées lamentablement par la Docteur Nathan Grills, qui récoltait par la même occasion le LPLPC Award 2009 de la phrase la plus crade et du Award de la Connerie Ultime 2009, grâce à sa bouse royale et son attaque insensée et inutile contre le Père Noël :


« D’après une récente étude publiée par le British Medical Journal, le père Noël, icône des enfants en cette période, serait en réalité un bien mauvais exemple de santé. L’analyse de Nathan Grills, chercheur australien en santé publique, préconise au bonhomme rouge un régime, ainsi que des déplacements à vélo ou à pieds plutôt qu’en traineau. »


C’était évidemment trop. Heureusement, les plus jeunes gardaient la tête dans les étoiles et remportaient le LPLPC Award de la phrase la plus cool 2009, pour l’ensemble de leurs déclarations poétiques, parfaitement symbolisées par leur dernière sortie, pleine d’innocence et de fraîcheur :


“Maman ?! Tu crois que le Père Noël il sait que je veux un trampolingue ?”


Décembre fermait tristement ses portes. Laissant tout de même un sale goût dans la bouche et dans les mirettes. La bêtise ne cessait jamais. La connerie était bel et bien partout. Deux solutions s’offraient finalement. Tout arrêter et faire la sieste. Ou continuer encore. En amenant un contrepoids logique et justifié aux aigris de tout poil.

C’est ainsi que la LPLPC Corp est apparue. Et avec elle, La Place la Plus C… souvent visitée par Friedrich Binanders, Le Professeur le Plus C…



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