Vivre écolo en 2010


« Moi-même je suis très écolo : je ne tire plus la chasse. »



Dans la série la phrase la plus cocasse, mais aussi la plus critique, la révélation d’Amanda Lear, au micro du « Petit Journal » de Yann Barthès sur Canal+, et à qui était demandé un avis concernant « Copenhague », avec évidemment en filigrane la conférence s’y tenant à l’heure actuelle.

Beaucoup n’y verront qu’une bêtise supplémentaire ou une simple parade pour éviter de révéler qu’on ne sait pas quoi dire ou quoi penser sur le sujet houleux de l’écologie. Il est beaucoup  plus sympathique, et crédible, d’y constater une critique bien efficace des ayatollahs de l’écologie.

En effet, si chacun écoutait les nouveaux prophètes – ou plutôt hérétiques – du monde vert, il faudra bientôt tout simplement arrêter de vivre – quasiment au sens premier du terme – pour sauver la planète.
Ainsi, il ne faut plus manger ce que présentent les étals des supermarchés. Seul compte le sacro-saint bio. Du bio et encore du bio. Acheté au marché bio, où l’on se rend évidemment à vélo – on ne se déplace plus en voiture, c’est toujours sympathique pour le Noël chez Mamie Yvonne qui habite à 750 km, il faut partir 3 semaines à l’avance. Pour se vêtir, pas de tshirts ou de vilains vêtements venus de Chine. Le pull en poils de mouflons français, vert marron et qui gratte à peine, est recommandé. Pour les boutons provoqués par le dit pull, il faut se badigeonner le corps avec du sirop d’orties pyrénéennes ou à la limite du lait d’ânesse. Internet est une insulte, tout comme la télévision, le portable ou le téléphone, grands consommateurs d’électricité et fabriqués avec des métaux très rares. Les livres sont également proscrits, vu qu’ils sont fait avec du papier, issu de la destruction des forêts. Il faut également se laver une à deux fois par semaine seulement, car l’hygiène nécessite une quantité d’eau certaine et les réserves sont bientôt à sec, vu que les icebergs fondent. Et donc, pour faire le popo qui soulage – et oui il faut bien le digérer le bio – le mieux reste d’aller faire ça à côté de l’arbre dans le jardin. Ou dans un pot de chambre. Toutes ces fumeuses théories amènent finalement à vivre en vase clos, sans aucun échange avec l’extérieur – car quel que soit l’échange, il consomme de l’énergie.

Appliquer des principes écologiques consiste donc à s’enfermer aux chiottes en refusant manu militari de tirer la chasse. C’est ce qu’ils appellent respirer de l’air pur.

Et puis c’est tout…

En presque live ci-dessous :
(cliquez sur le triangle pour lancer la lecture)

http://www.opendrive.com/files/5900641_hfBq1/lear_ecolo.mp3%20

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