Divorces


« Aujourd’hui le divorce est forcément à l’amiable, ça peut être quelque chose de très merveilleux dans la vie, de très enrichissant. »




divorces2Dans la série la phrase la plus crade et forcément la plus con, l’explication de la réalisatrice Valérie Guignabodet lors de la promotion de son dernier long-métrage, « Divorces », sorti en salle le 14 octobre.

Après l’étron d’or dédié à l’ode à l’infidélité présentée le mois dernier, voilà donc une nouvelle royale bouse tout simplement déplaisante. Pourquoi donc ?

Tout simplement parce que, à travers ce film, ou encore tout un tas de déclarations ou de sites internet divers, se dessine depuis maintenant trop longtemps un phénomène inadmissible : la banalisation de l’échec et une perte réelle de la valeur réelle de l’humain.

Alors qu’il y a quelques années encore, il fallait être « marié(e) et père (mère) de famille à 25 ans », il faut désormais « être divorcé à 40 ans » et s’adonner « aux joies de la vie de quarantenaire dans la force de l’âge ».
De la même manière, il est bien vu d’être infidèle ou de multiplier les aventures.

En résumé, les relations humaines sont consommées comme des bouteilles de bière devant un match de foot. On prend, on ouvre, on boit tout d’un trait, on jette, on passe à la suivante. Et le tout est loué partout.
Or, un divorce est avant tout un échec. Et comme tel, il doit être avant tout une rare exception.

Mais peu importe répondront les bien-penseurs. Tout le monde le fait ! Et puis c’est merveilleux. C’est magnifique. Des mots bienveillants pour masquer la réalité de la chose. L’incapacité d’assumer quoi que ce soit ou de construire quelque chose. Et puis de toute façon, ce n’est la faute de personne. C’est à cause de la société, des mœurs, du voisin, du méchant capitalisme. Finalement personne n’est responsable.

D’ailleurs, lorsque la réalisatrice présente ses arguments, elle ajoute à la fin de son intervention louant les bienfaits du divorce à l’amiable que « c’est pas toujours comme ça que ça se passe« , avec une intonation qui signifie que les divorcés en colère devraient quand même faire un effort.

Mais bien sûr. De la bouse, et rien d’autre.

Et puis c’est tout…


En presque live ci-dessous, le best-of des phrases à la con lors de la présentation du film ‘Divorces’ sur m6 :
(cliquez sur le triangle pour lancer la lecture)

http://www.opendrive.com/files/5643959_Ax4G3/divorces2.mp3%20


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