Le meilleur des mondes – 02


« Il va falloir que nos sociétés fixent des limites. Comme l’homme n’est pas forcément capable spontanément de se fixer des limites, c’est à la puissance publique de le faire mais évidemment elle pourra le faire d’autant plus facilement que nous, les citoyens, on les réclame. »



hulot8Dans la série la phrase la plus con et la plus crade, la déclaration d’intention de Nicolas Hulot au cours du 12:50 de M6 et de la présentation promotionnelle de son film « Le syndrôme du Titanic.« 

Une affirmation pleine de sous-entendus, surtout teintée d’une vision bien noire du genre humain. La traduction dans un langage un peu plus cru de son opinion critique fait par contre froid dans le dos.

« Chaque homme est un gros imbécile fini et est néfaste pour son voisin. Stupide et particulièrement épris d’intentions nuisibles pour toute l’espèce humaine, il faut donc poser des barrières, voire des menottes, pour chaque individu. Et, évidemment, seul l’État peut poser ses murs infranchissables qui réduiront considérablement le caractère nocif de l’homme. La chose la plus importante demeure surtout que ce soit à chaque homme, ce parfait crétin à qui on aura appris comment bien penser, de demander lui-même à être cloisonné pour ne plus nuire à quiconque. »

Plusieurs erreurs grossières se sont évidemment glissées dans ce discours si tranchant.
Tout d’abord quant à la nature profonde de l’être humain. Évidemment chaque personne, homme ou femme, adulte ou enfant, possède des qualités propres et aussi certains défauts. Ne pas noter volontairement les qualités de chacun frise le procès d’intention alors qu’affirmer que chaque individu est une menace pour son voisin et demeure avant tout incapable de la moindre mesure élémentaire est une condamnation intolérable.
Car, justement, chaque personne peut et surtout se doit de s’améliorer. Chacun peut, simplement, et sans aucune intervention extérieure, faire le bien.
Telle est bien la question ici. Le bien contre le mal. Ce n’est à personne de déterminer et d’imposer sa vision de ce qui est bon ou mauvais. A chacun par contre, par ses propres expériences, de se fixer une vision cohérente et de pouvoir finalement se regarder dans la glace sans avoir à baisser les yeux. Aucun besoin de règle écrite pour cela.

Le pire reste pourtant la solution donnée pour lutter contre sa vision erronée des valeurs humaines, puisque le bon apôtre de l’écologie bien pensante annonce en des termes précis qu’il faut à tout prix une intervention étatique pour changer les choses. C’est là la principale erreur.
Car justement l’État n’est rien d’autre qu’une machine froide et sans âme, fonctionnant sous l’impulsion d’hommes et de femmes (ces vilains méchants humains pointés du doigt, d’où la contradiction de sa démonstration), et qui par le passé a parfaitement montré que ce n’était pas un système parfait et profondément exemplaire. Pour simple exemple, ce sont les ordres de l’État Français que Maurice Papon a suivi à la lettre. Outre les rafles, il est possible d’évoquer aussi, au hasard, le scandale du sang contaminé en France à la fin des années 80. Enfin, pas la peine d’évoquer non plus les régimes communistes de l’U.R.S.S. ou encore de la Chine – sans parler de la Corée du Nord, fascistes en Italie ou nazi en Allemagne, où l’État a simplement asservi chaque être humain.

Alors cet avis fera grincer les dents, mais il suffit simplement de rappeler l’histoire élémentaire et basique pour donner sa pleine définition à des notions souvent floues.
Beaucoup rappelleront bien sûr que la situation des principaux pays occidentaux est bien loin de ces exemples extrêmes. C’est pourtant chez nous que l’on a pu entendre dernièrement une phrase si totalitaire : « Quand on commence à maitriser la langue, on finit par avoir une pensée un tout petit peu indépendante. Et là c’est la porte ouverte à toutes les dérives. »

A la vision incorrecte selon laquelle les dirigeants de la classe politique ont le pouvoir de changer les choses, et doivent le faire, il suffit simplement de rappeler cette phrase pleine de sens de Ludwig von Mises qui précisait :


« À la base de toutes les doctrines totalitaires se trouve la croyance que les gouvernants sont plus sages et d’un esprit plus élevé que leurs sujets, qu’ils savent donc mieux qu’eux ce qui leur est profitable. »


En relisant cette déclaration ainsi que celle de Monsieur Hulot ou d’autres hurluberlus comme Antoine Buéno, il est facile de voir que les solutions proposées sont bien loin du monde parfait proposé.

Et puis c’est tout…


En presque live ci-dessous :
(cliquez sur le triangle pour lancer la lecture)

http://www.opendrive.com/files/5630991_bXXEn/hulot.mp3%20


Pour en savoir plus, à propos de l’État, sur un sujet légèrement différent, mais finalement si proche…


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